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Festivals Traditionnels Chinois

 

Célébrer le Nouvel An

À l’époque de la Chine ancienne, il y avait une bête étrange extrêmement dangereuse appelée “nian” pourvue d’une longue tête à corne pointue. « Nian » vivait aux fonds des mers toute l’année, mais la veille du Nouvel An, il montait jusqu’au rivage pour dévorer des troupeaux vivants et faire du mal aux hommes. C’est pour cela qu’à la veille du Nouvel An chaque année, les villageois emmenaient vieillards et enfants se cacher dans la montagne pour que « nian » ne leur fasse pas du mal.

Une année, la veille du Nouvel An, alors que les gens rassemblaient leurs affaires pour aller trouver refuge dans la montagne, un homme aux cheveux gris arriva dans le village. Il demanda à une vieille femme la permission de passer la nuit chez elle en lui assurant qu’il saurait chasser la bête. Personne ne le crut. La vieille femme le supplia de se cacher dans la montagne avec eux. Mais rien n’y fit. Voyant qu’il n’y avait pas moyen de lui faire entendre raison, les villageois s’en allèrent sans lui.

Quand la bête arriva pour faire son carnage comme à l’accoutumé, des pétards se mirent soudain à pétarader. « Nian » se mit à trembler et n’osa pas aller plus loin car il avait particulièrement peur de la couleur rouge, des flammes et des bruits d’explosion. À ce moment-là, la grande porte s’ouvrit et le vieil homme revêtu de rouge éclata d’un grand rire. « Nian » fut tellement surpris qu’il en devint tout pâle, tourna le dos et s’enfuit !

À leur retour de la montagne le lendemain, les villageois trouvèrent le village intact. Ils réalisèrent soudain ce qui s’était passé. Le vieil homme était une divinité venue pour les aider à chasser la bête « nian ». Ils trouvèrent également trois objets précieux qu’avait laissés le vieil homme derrière lui pour chasser la bête. À partir de ce jour-là, chaque famille se mit à accrocher des bannières rouges, à faire pétarader des pétards et à allumer des lampes toutes les veilles de Nouvel An. La coutume s’est propagée partout et est devenue la célébration rituelle du « passage de nian » pour les chinois (« nian » signifiant « année » en chinois).

Les chinois considèrent la période entre le 23ème jour et le 30ème jour du douzième mois lunaire juste avant le Nouvel An chinois comme étant le « petit nian ». Chaque famille est censée nettoyer son environnement pour accueillir la nouvelle année.

En plus de nettoyer son environnement, chaque famille doit faire ses emplettes pour préparer la fête qui s’annonce : des poulets, des canards, du poisson et de la viande, des fruits, des bonbons ainsi que toutes sortes de présents à offrir aux amis et à la famille et des vêtements neufs pour les enfants.

Au moment du réveillon du nouvel an, la famille au complet se réunit. On mange des boulettes de pâte à cette occasion dans le nord de la Chine. Le mot chinois pour « boulette », « jiao », se prononce de la même façon que le mot chinois pour « ensemble », ce qui fait que les boulettes symbolisent la famille retrouvée et heureuse. Parallèlement, « jiao » signifie également l’arrivée de la nouvelle année. Dans le sud de la Chine, les gens mangent le gâteau sucré de la nouvelle année (fait avec du riz gluant), qui symbolise la douceur de la vie et le fait de faire des progrès au cours de la nouvelle année (en chinois, les mots « gâteau » et « faire des progrès » ont le même son « gao »). A minuit pile, chaque famille fait partir des pétards.

Le jour du Nouvel An, les gens se parent de leurs vêtements neufs pour aller souhaiter la bonne année à leurs anciens. Quand les enfants souhaitent une bonne année aux anciens de la famille, ils reçoivent un peu d’argent pour la nouvelle année. Les deuxième et troisième jours, les gens vont rendre visite aux différents membres de leur famille et à leurs amis pour leur souhaiter une bonne et heureuse année.

Les rues à cette époque de l’année sont d’ordinaires bondées. À certains endroits, il y a des attractions spéciales, comme des danses du lion, des danses du dragon, des marchés aux fleurs ou des fêtes dans les temples.

Après le quinzième jour du premier mois lunaire, qui correspond au jour du Festival de la Lanterne, on considère que les célébrations du Nouvel An Chinois sont terminées.


Le Festival de la Lanterne

Chaque année, les chinois célèbrent la traditionnelle Fête de la Lanterne le quinzième jour du premier mois lunaire.

On appelle le premier mois du calendrier lunaire le mois « yuan » et les anciens appellent les nuits « Xiao », ce qui fait qu’on appelle le quinzième jour du premier mois lunaire le « Festival Yuan Xiao » (ou Festival de la Lanterne). C’est la première nuit de pleine lune de l’année et c’est aussi la première nuit où le printemps revient sur cette terre. D’après des registres historiques, on sait que les gens de la Dynastie des Han de l’Ouest (206 à 6 avant JC) célébraient déjà le « Festival de la Lanterne ».

Les célébrations du Festival de la Lanterne duraient plus ou moins longtemps selon les différentes dynasties. Pendant la Dynastie Han, les célébrations duraient une journée, pendant la Dynastie Tang (618 à 905 après JC), elles duraient trois jours et pendant la Dynastie Song (960 à 1126 après JC), jusqu’à cinq jours. Au cours de la Dynastie Ming (1368 – 1628) on allumait des lanternes le huitième jour du premier mois lunaire et on ne les éteignait que le soir du 17ème jour, c'est-à-dire, dix jours plus tard. Pendant la Dynastie Qing (1644 – 1908), on ne les allumait que pendant quatre ou cinq jours, mais il y avait davantage de danses du dragon, de danses du lion, on marchait sur des échasses, on dansait la danse du « yangko » (une danse où l’on se tortillait de droite à gauche), etc. De nos jours, les festivités ne durent qu’une journée.

Pendant le Festival de la Lanterne, les gens allument des lanternes de différentes couleurs et de différentes formes et les exhibent dans la rue pour qu’on les admire. Sur certaines lanternes, il y a des charades qu’il faut essayer de résoudre. À cette occasion, les gens festoient en mangeant des « yuan xiao » cette nuit-là. Le « Yuan Xiao » est fabriqué à partir de riz gluant et peut soit être nature, soit fourré. La farce peut être de la pâte de haricot sucré, du sucre blanc, de l’aubépine ou toutes sortes de fruits. Ils peuvent être servis bouillis, cuits à la poêle, cuits à la vapeur ou frits. On appelle aussi les « Yuan Xiao » des « tang yuan », une expression qui ressemble à « tuan yuan » (c'est-à-dire « réunion »). Cela symbolise le fait que les familles sont réunies au cours du festival et qu’elles passent un moment harmonieux et heureux.

Comment est née la Fête de la Lanterne ?

Il existe différentes versions pour expliquer l’origine de ce festival. La version qui semble la plus souvent acceptée trouve ses origines à l’époque de la Dynastie Han.

On raconte que l’empereur Wen Di (179 – 156 avant JC) a inauguré cette célébration pour commémorer la défaite de la rébellion menée par Lu. Après le décès du fondateur de la Dynastie Han, Liu Bang (206 - 194 avant JC), son fils Liu Ying monta sur le trône sous le nom de Hui Di (194 – 187 avant JC). Liu Ying était faible de nature, irrésolu et hésitant. Sa mère, l’Impératrice Dowager Lu, finit par prendre le pouvoir. Après le décès de l’empereur Hui Di pour cause de maladie, l’impératrice Dowager réussit seule à transférer le pouvoir du clan des Liu à son propre clan, le clan des Lu. Les fonctionnaires impériaux et le clan des Liu s’en indignèrent. Mais ils n’osèrent dire mot par peur de la cruelle et féroce impératrice.

Après le décès de l’Impératrice Dowager Lu, une terrible angoisse submergea le clan des Lu par peur de mauvais traitements ou d’être écartés de la cour impériale. Ils tinrent une réunion secrète chez le Général Lu Lu et décidèrent de monter une rébellion pour dominer le pays totalement et démarrer une nouvelle Dynastie.

Le Duc Liu Nang, du clan des Liu, en fut averti. Afin de protéger la Dynastie Han, Liu Nang décida de réprimer la rébellion en prenant les armes. C’est ainsi qu’avec l’aide de deux fonctionnaires âgés, Zhou Bo et Chen Ping, qui avaient participé à la fondation de la Dynastie Han, une armée fut levée pour combattre le général Lu Lu et la « Rébellion de Lu » fut réprimée.

Quand la paix fut réinstaurée, les fonctionnaires impériaux placèrent le second fils de Liu Bang, Liu Heng, sur le trône. On connaît Liu Heng sous le nom de l’Empereur Wen Di. La rébellion fut réprimée le quinzième jour du premier mois lunaire. C’est ainsi que tous les quinzièmes jours du premier mois lunaire de chaque année, l’Empereur Wen Di délaissait son palais impérial pour se rendre dans le pays afin de célébrer ce jour avec son peuple. Il appela ce jour « le Jour de la Lanterne ». C’est pourquoi, le quinzième jour du premier mois lunaire est devenu un jour de célébration pour le peuple, « la journée bruyante de yuan xiao ».

D’après les documents historiques, la cour impériale sous l’Empereur Wu Di (140 – 86 avant JC) offrait également des sacrifices à un dieu appelé « Tai Yi » (le dieu qui dirige tout l’univers) le quinzième jour du premier mois lunaire.

 
Le festival du Dragon Bateau

Le cinquième jour du cinquième mois lunaire est un jour de congé traditionnel que l’on appelle le Festival du Dragon Bateau.

Il y a plus de 2000 ans, à l’époque des « Printemps et Automnes » des Royaumes Combattants, le peuple commença à célébrer le Festival du Dragon Bateau. D’après les historiens, le Festival du Dragon Bateau trouve son origine dans le festival du totem de l’état du Wuyue dans le sud de la Chine. Mais en règle générale, on considère que ces festivités sont à la mémoire du poète chinois Qu Yuan.

Qu Yuan était un ministre de l’état de Chu au cours de la période des « Printemps et Automnes ». Il était également bien connu en tant que poète. C’était un véritable patriote. Quand l’état de Chu fut à la merci des ennemis, Qu Yuan se suicida en se jetant dans la rivière le cinquième jour du cinquième mois lunaire. Le peuple de l’état de Chu en fut attristé et partit à la recherche de son corps le long de la rivière. Des pêcheurs jetèrent des boulettes de riz et d’œuf et d’autres ingrédients dans la rivière pour rassasier poissons et crevettes et les empêcher ainsi de dévorer le corps de Qu Yuan. Plus tard, craignant que la nourriture ne soit mangée par le légendaire dragon des crues, ils imaginèrent d’envelopper le riz dans des feuilles et de lier le tout avec de la soie colorée, et c’est ainsi que son nés les petits gâteaux liés aux quatre coins en forme de pyramides. De nos jours, il y a une grande variété de gâteaux de ce genre. Certains sont farcis avec de la jujube, ou de la pâte de haricot sucré et d’autres avec du jambon, de la viande ou du jaune d’œuf.

 

Le Festival de la Mi-Automne (15ème jour du 8ème mois lunaire)

On célèbre le festival de la Mi-Automne le quinzième jour du huitième mois lunaire, c'est-à-dire, au milieu de l’automne - de là le nom de Festival de la Mi-Automne, ou parfois même, le nom de Festival du Huitième Mois. Lors de la pleine lune du huitième mois, il est dit que la lune est la plus ronde et la plus brillante de toute l’année. D’ordinaire, les gens se retrouvent ensemble pour observer la lune et penser aux membres de leurs familles qui sont au loin. C’est la raison pour laquelle on appelle aussi ce festival le « Festival de la Réunion ».

Dans les temps anciens, les chinois offraient des offrandes au dieu de la lune à l’occasion du festival de la Mi-Automne. Les offrandes pouvaient être aussi bien des gâteaux de lune, des pastèques, du raisin, etc…C’est au cours des Dynasties Ming et Qing que le Festival de la Mi-Automne est devenu le festival chinois le plus important.

On raconte une légende magnifique au sujet de ce festival, la légende de « Chang E courant vers la Lune ». On raconte qu’à l’époque de la Chine ancienne, le ciel était doté de dix soleils. Il faisait si chaud que les cultures et le peuple mourraient de chaud. Un héros appelé Hou Yi tua neuf des dix soleils avec ses flèches et donna l’ordre à celui qui restait de se lever et de se coucher chaque jour à des heures bien précises. Ses prouesses apportèrent le bonheur au peuple. Hou Yi apprit également au peuple à utiliser l’arc et les flèches pour chasser. Son épouse, Chang E, était jolie et pleine de bonté.

Hou Yi avait de nombreux élèves dont un, Peng Meng, avait une personnalité discutable. À une occasion, alors que Hou Yi s’était rendu dans les Montages de Kunlun, il rencontra une divinité qui lui donna une gourde de potion qui rendait immortel. On disait que quiconque buvait de cette potion devenait immédiatement une divinité. Hou Yi donna cette potion à Chang E pour qu’elle la mette en lieu sûr. Quand Peng Meng entendit parler de la potion, il complota pour la voler, la boire et devenir une divinité.

Quand Hou Yi s’en alla à la chasse trois jours plus tard, Peng Meng feignit d’être malade et resta en arrière. Peu après le départ de Hou Yi, Peng Meng tenta de forcer Chang E à lui donner la potion d’immortalité. Chang E savait qu’elle n’aurait pas la force de se défendre contre Peng Meng en cas de combat. Elle attrapa alors rapidement la potion et l’avala d’une traite. Après avoir avalé la potion, son corps se mit immédiatement à flotter et elle s’éleva du sol. Elle monta dans le ciel et arriva auprès du corps céleste le plus proche de la terre, la lune, et y devint alors une divinité.

À son retour de la chasse, Hou Yi fut submergé par un chagrin immense. Il se rendit alors dans le jardin préféré de Chang E derrière la maison et y plaça un autel. En guise d’offrande à son épouse sur la lune, il plaça sur l’autel les plats préférés de Chang E, des desserts et des fruits frais.

De nos jours, quand les gens célèbrent le Festival de la Mi-Automne, l’activité la plus importante consiste à admirer la lune et à manger des gâteaux de lune. Les petits gâteaux de lune tout ronds symbolisent la réalisation de leur désir de réunion familiale. (En chinois, « rond » et « réunion » ont le même son « yuan »).

Le Solstice d’Hiver

Le Solstice d’Hiver est un jour extrêmement important, marquant une des 24 divisions du calendrier annuel chinois. De nombreuses localités en Chine célèbrent encore le Solstice d’Hiver. Le Solstice d’Hiver est aussi appelé le « Festival de l’Hiver », le « Festival Chang Zhi » ou le « Deuxième Âge », etc. Il y a environ deux mille cinq cent ans, au cours de la période « des Printemps et des Automnes », les chinois ont appris à utiliser des cadrans solaires de terre pour déterminer le jour du Solstice d’Hiver. Le Solstice d’Hiver se trouve dans la première division du calendrier chinois lunaire qui en compte 24. Il se produisait le 22 ou le 23 décembre du calendrier solaire.

Le Solstice d’Hiver correspond dans l’année au jour le plus court et à la nuit la plus longue de l’hémisphère nord. Après cette journée, les jours s’allongent chaque jour. Il y a un ancien dicton chinois qui dit : « Quand le soleil atteint l’extrémité du pôle, la chaleur revient ; quand le soleil arrive au sud, les journées raccourcissent ; quand les ombres s’allongent, c’est le moment du Solstice d’Hiver. » Après le solstice d’Hiver, il fait froid dans toutes les régions de Chine. C’est la raison pour laquelle les chinois l’appellent « l’entrée dans les neuf » (chacune des périodes de neuf jours qui commence après le Solstice d’Hiver). En Chine, on dit « les jours les plus froids sont dans les trois neuf et les jours les plus chauds sont dans les trois dix » (les « dix » font référence à une période de dix jours au cours de l’été).

La célébration du Solstice d’Hiver est née à l’époque de la Dynastie Tang. Cette célébration était très à la mode au cours des Dynasties Tang et Song et on célèbre le Solstice d’Hiver encore de nos jours. Dans Qing Jia Lu (registre de la Dynastie Qing), on peut lire : « Le Solstice d’Hiver est aussi important que la fête du Nouvel An. » D’après ce document, les jours grandissent après le Solstice d’Hiver et l’énergie yang augmente peu à peu. C’est le début de la rotation du climat. C’est la raison pour laquelle ce jour est un jour de bonne fortune et se doit d’être fêté. Au cours de la Dynastie Han, on appelait le Solstice d’Hiver le « Festival de l’Hiver ». Les fonctionnaires gouvernementaux organisaient un rite « huo dong » (accueillir l’hiver) et avaient déclaré que cette journée serait fériée. Dans des registres datant de la fin de la Dynastie Han, on peut lire « Avant et après le Solstice d’Hiver, l’Empereur se retire et se repose ; tous les fonctionnaires arrêtent de travailler et ne prononcent pas de jugement. Cela évitera des complications plus tard. » C’est ainsi que la cour impériale profitait d’une journée de repos. Dans les registres de la Dynastie Jin, on peut lire : « Au cours de la Dynastie Jin, la cour impériale recevait les félicitations de tous les états voisins et de tous les fonctionnaires des pays voisins… et l’importance de cette célébration venait juste après les festivités du Nouvel An. » Ces paroles illustrent bien l’importance du Solstice d’Hiver dans les temps anciens.

Au cours des dynasties Tang et Song, le Solstice d’Hiver était l’occasion de faire des offrandes au Cieux et aux ancêtres. Ce jour-là, l’Empereur se rendait à la campagne pour présenter des offrandes aux Cieux lors d’une cérémonie majestueuse et les gens présentaient leurs respects à leurs parents et aux  anciens de leurs familles.

On célèbre encore le Solstice d’Hiver de cette façon dans certaines localités en Chine. Dans certaines régions du nord de la Chine, les gens tuent des chèvres, mangent des boulettes et des « wonton ». Dans le sud de la Chine, les gens mangent des boulettes de riz à l’occasion du Solstice d’Hiver, ainsi que les longues nouilles du Solstice d’Hiver et de la viande de chien. La tradition de faire des offrandes aux Cieux et aux ancêtres au cours du Solstice d’Hiver est encore d’actualité dans certaines régions.

Par le passé, les pékinois disaient : « Manger des Wonton lors du Solstice d’Hiver et des nouilles en été. » D’après la légende, pendant la Dynastie Han, les terribles Huns n’avaient de cesse d’attaquer les frontières et le peuple ne pouvait vivre en paix. Deux chefs au sein de ces troupes de Huns et dénommés Hun et Tun étaient particulièrement cruels et sauvages. Les chinois les détestaient du plus profond de leurs cœurs. Ils se mirent à faire des boulettes de viande en forme de cornes et les appelèrent des « Hun » et des « Tun » (ou « wonton ») Ils mangeaient ces boulettes pour montrer leur haine envers Hun et Tun. Comme les « wonton » ont été inventés lors du Solstice d’Hiver, toutes les familles mangent des « wontons » depuis.

Dans la province du Henan, on appelle les boulettes de pâte des « oreilles glacées ». D’après la légende, Zhang Zhongying était fonctionnaire du gouvernement à Changsha et médecin en odeur de sainteté à Nanyang. Après avoir pris sa retraite, il retourna dans son village. Pendant son voyage, il se mit à neiger abondamment et les vents glacés pénétraient jusqu’aux os. Il se rendit compte que les pauvres fermiers vivant de part et d’autre de la rivière Bai dans le village de Nanyang ne portaient que de minces vêtements qui ne les recouvraient même pas entièrement. Un bon nombre d’entre eux avaient des engelures purulentes aux oreilles. Son cœur en fut grandement touché. Il donna l’ordre à ses disciples de bâtir un abri à Guandong dans le village de Nanyang pour leur prodiguer des soins médicaux. Il fit bouillir dans un grand chaudron de la viande de chèvre, des piments et des médecines contre le froid. Après que les ingrédients ainsi préparés eurent été prélevés et coupés en fines lanières, il demanda à ses étudiants de les envelopper dans de la pâte en forme d’oreille. Les « oreilles » furent alors remises à bouillir dans le chaudron et on appela le bouillon la « soupe anti-froid pour rectifier les oreilles ». Il distribua la soupe au peuple. Après avoir avalé ce breuvage, les oreilles des gens furent guéries. C’est à partir de ce moment-là que les gens se mirent à faire des « oreilles » et que naquit la coutume de manger des « oreilles anti-froid ». Par la suite, les gens les appelèrent aussi des boulettes ou encore « la nourriture plate » ou « la soupe de la pâte ». La légende veut que si on mange des boulettes pour le Solstice d’Hiver, on ne craindra nullement le froid.

Dans la région du delta du Yangtze dans le sud de la Chine, les gens mangent traditionnellement du riz gluant et des haricots rouges la nuit du Solstice d’Hiver. D’après la légende, un homme appelé Gong Gong avait un fils qui avait commis de nombreuses mauvaises actions. Il mourut la nuit du Solstice d’Hiver et devint un effluve pestilentiel qui continuait à faire du mal au peuple. Mais cette pestilence avait très peur des haricots rouges. Le peuple décida alors de préparer et manger des haricots rouges et du riz pendant la nuit du Solstice d’Hiver pour chasser cette pestilence et se protéger contre les calamités et les problèmes de santé.

 
 

Après le triomphe du Spectacle du Nouvel An chinois 2007, la troupe des Arts divins revient avec un nouveau spectacle en 2008 qu’elle présentera dans plus de 50 villes du monde entier. En France, le Spectalce du Nouvel An chinois - Shen Yun sera au Palais des Congrès de Paris les 29 février et 1er mars 2008 pour trois représentations exceptionnelles.